03
Oct

Ello va-t-il changer le monde ?

Peut-être en avez-vous entendu parler ici ou là : le nouveau réseau social « Ello » a fait parler de lui cette semaine. Sorti le 24 septembre, et accessible uniquement sur invitations, Ello compte déjà un bon nombre de membres, et encore plus de curieux, en attente d’avoir leur propre profil. On l’a testé pour vous.

Le concept

Pour faire un rapide historique, Ello était à la base un « micro » réseau social privé, utilisé par quelques créatifs aux USA, chapeauté par Paul Budnitz, connu notamment pour ses vélos design. Plusieurs personnes l’ont vu et ont demandé à pouvoir l’utiliser aussi. De fil en aiguille, le projet s’est propagé, jusqu’à sa sortie en beta officielle, fin septembre.

Marquée d’une identité graphique forte, avec le fameux smiley noir, l’idée des concepteurs d’Ello est la suivante : miser sur l’aspect minimaliste et dépourvu de la moindre publicité. Ils n’y vont pas de main morte en affirmant que Facebook fait de ses utilisateurs des produits, en vendant leurs données personnelles. Ello se veut éthiquement irréprochable. Mais pour subvenir à ses besoins, le réseau social affirme déjà que des fonctionnalités additionnelles seront disponibles, à la demande des membres, mais payantes, avec des prix estimés à quelques dollars seulement. Mais quelques dollars quand même.

La structure Ello

Ello se structure en 3 parties :

  • La timeline Friends
  • La timeline Noise
  • Les profils personnels

Sur Ello, on peut choisir, lors de l’ajout de personnes, si on veut les classer en tant que Friends (amis), ou en tant que Noise (bruit de fond). Oui, c’est un peu dur, c’est vrai. Mais l’intérêt de cette manipulation est de pouvoir trier entre ce que l’on veut réellement suivre, et un ensemble d’actualités qui est jugé secondaire.

Sur la timeline Friends, on retrouve sur une même colonne ses notifications (comme les acceptations d’invitations, les indications d’abonnements), les publications de nos Friends, et nos propres publications.

ello-friends

La timeline Noise présente sur 2 colonnes les publications des membres que vous aurez choisis pour catégorie. Une vue plus globale est proposée.

ello-noise

Enfin, les profils personnels vous permettent d’afficher une photo de profil, votre pseudo, votre nom (mais uniquement si vous le souhaitez), le nombre de posts, de personne que vous suivez, de celles qui vous suivent, et une brève bio avec un lien. Bien sûr, vos posts apparaissent en-dessous, de manière très classique.

ello-profile

Ce que vous ne remarquerez peut-être pas à la première utilisation est le scroll vers le haut, qui vous donnera accès à une photo de couverture. Celle-ci est pleine page, rien à voir donc avec les « mini-couvertures » présentes sur les autres réseaux sociaux.

ello-cover

Au fait, soyez rassurés, on ne peut voir que sa propre catégorisation des personnes que l’on suit, personne ne saura qui fait partie de votre liste Noise ! 😉

À noter également, le concept du like n’est pas présent sur Ello. On peut néanmoins commenter les publications, si l’utilisateur n’a pas décoché cette fonctionnalité dans ses options. Par contre, il est inscrit sous chaque post le nombre de vues.

Une expérience utilisateur (trop ?) moderne

Ello a décidé de la jouer simple, non seulement dans sa structure et son fonctionnement, mais également dans son interface. En effet, on a beaucoup d’actions qui sont à peine suggérées.

Par exemple, pour faire le tri de ses abonnements, il faut glisser-déposer les avatars sur « Friends » ou « Noise ». Pour les professionnels du Web ou les digital natives, c’est assez vite compris. Mais pour une cible moins avertie, l’absence d’indication peut tromper.

Un autre point : l’ensemble des actions est représenté uniquement par des icônes. Il va falloir les survoler pour comprendre leur signification.

ello-actions

Enfin, le site étant tout blanc, les différentes zones de l’écran sont elles aussi suggérées, mais pas clairement délimitées.

On comprend rapidement que le site a été conçu à la base pour des initiés du Web, qui ont une sensibilité graphique particulière. On pourrait alors penser qu’Ello ne se destine qu’à cette communauté-là. Mais ce n’est clairement pas ce que ses créateurs expriment. Ils veulent bel et bien proposer une alternative grand public à Facebook.

Une chose est sûre, si le pari est relevé, cela pourrait impliquer une importante évolution dans les habitudes de navigation des internautes lambda.

Et le mobile dans tout ça ?

Pour l’instant, le site est tout simplement responsive.

Une application iPhone et Android a été annoncée pour la fin de l’année, mais dans sa Foire aux Questions, Ello appuie le fait que le site s’adapte à tous les supports.

ello-mobile-app

En bref, Ello est un peu le pari de prendre Facebook, Twitter, Pinterest, Tumblr, de mixer le tout, d’enlever toutes les fioritures et de tenter un nouveau modèle de financement, pour un réseau social en tout cas.

D’ailleurs, sur son site personnel, on peut lire « Paul Budnitz conçoit et crée de belles choses qui changent le monde« . On verra bien.

Et vous ? Vous l’avez testé ? Qu’en pensez-vous ?

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3 Commentaires

  1. Quentin Naegelen dit :

    J’aimerais bien le tester mais je suis toujours en attente …

  2. Arno dit :

    Nan mais Ello, quoi !

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