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Avr

My Client is Kind #2 : EDInstitut génère du bien-être !

Nos clients sont riches. Et beaux. Et généreux.

My Client is Kind (II) : nous avons réalisé une interview de Philippe, co-fondateur et dirigeant de l’entreprise EDInstitut, afin qu’il nous parle de ses engagements pour le bien-être au travail.

EDInstitut, cabinet spécialisé dans les études marketing, l’aide à la décision et la satisfaction client, s’investit pour l’épanouissement des salariés.

 

MCIR – Si vous deviez résumer EDInstitut, en trois mots, que diriez-vous ?

Engagement – Intelligence collective

MCIR – Quels métiers retrouve-t-on chez EDInstitut ? Expliquez-nous.

Nous avons 2 métiers distincts et complémentaires : les études marketing et l’accompagnement à la transformation managériale. Le lien entre ces 2 métiers est la mesure de la Qualité de Vie au sein des organisations qui nous permet de bâtir des plans d’actions et des accompagnements personnalisés pour augmenter le mieux-être individuel et donc la performance collective.

MCIR – Pour vous, que signifie « générer du bien-être au travail » ?

Générer du bien-être au travail commence par une vision claire et partagée au sein des équipes. Du sens à ce que l’on fait individuellement et collectivement. De l’autonomie et de la responsabilité basées sur un socle de confiance. Une vie en entreprise réglée par des rituels managériaux pour renforcer la cohésion. Et c’est seulement à partir de ces fondamentaux que l’on peut déployer le bien-être en surface (massage, corbeille de fruit, baby-foot, yoga…).

MCIR – Il y a quelques années, vous avez lancé l’idée des « micro-rêves ».
Quels impacts leur réalisation a-t-elle eu sur votre entreprise ?

Chaque coéquipier volontaire partage un micro-rêve© réalisable dans un délai de 3 à 6 mois. Il s’agit d’un projet que le coéquipier souhaite réaliser mais qu’il n’a jamais eu le temps de mener à bien…

L’entreprise, dans la limite de ses moyens matériels et financiers et de son réseau aide le coéquipier à réaliser son micro-rêve©. Il s’agit souvent d’une activité artistique ou de loisirs.

Les micro-rêves© permettent aux coéquipiers de se réaliser, de s’épanouir tout en renforçant la cohésion d’équipe, ce qui automatiquement conduit à un engagement plus fort.

Au niveau social, les avantages d’une telle démarche sont nombreux pour les coéquipiers et l’entreprise :

  • Meilleure connaissance de l’équipe
  • Renforcement de la cohésion d’équipe
  • Renforcement de l’épanouissement de chaque membre du groupe
  • Diminution du stress au travail
  • Décloisonnement de la sphère personnelle et de la sphère professionnelle

Au niveau économique, les résultats sont probants :

  • Évolutions positives significatives des indicateurs phares de notre enquête interne de Qualité de Vie au Travail (évolution de l’Indicateur de bien-être, du NPS et de l’ambiance de travail…)
  • Forte fidélité des coéquipiers
  • Taux d’absentéisme proche de 0

MCIR – Pouvez-vous nous donner un autre exemple illustrant votre engagement en faveur de l’épanouissement des salariés ?

Nous avons pensé notre nouvel espace de travail (La Seconde Maison en Mouvement) comme un lieu de vie pour améliorer le mieux vivre ensemble.
Un « espace saveur » qui comme son nom l’indique permet des rencontres en toute convivialité autour d’un café ou d’un repas.
Un « espace zen » qui autorise un lâcher-prise sous la forme de micro-sieste, massage, sophrologie… Un « espace pirate » pour favoriser la créativité et nourrir l’intelligence collective. Et de nombreux isolas pour permettre de s’isoler ou d’échanger en petits groupes.
La Seconde Maison en Mouvement a aussi comme objectif de favoriser le mouvement pour lutter contre la sédentarité au bureau (bureau réglable en hauteur, vélo d’appartement, tapis de marche…).

MCIR – Pendant un an, vous avez habité la forêt amazonienne. Racontez-nous.

Vivre DANS la nature avec le peuple du DEDANS est une expérience humaine unique. Notre concept d’environnement est incompréhensible pour ces peuples de chasseurs-cueilleurs. C’est un voyage intérieur qui permet de se recentrer et de revenir à l’essentiel.
Le rapport au temps prend une dimension différente et est rythmé par la nature. C’est la nature qui prévaut, donc on ne se pose plus trop de questions.
En revanche, les premiers jours, quand on débarque en forêt amazonienne auprès de ces peuples, on trouve le temps très long et on se dit : « Mais qu’est-ce que je vais faire toute la journée ? » Au début, les journées s’égrènent très doucement, et au bout de la troisième journée, vous vous laissez fondre dans la nature et vous revenez réellement à l’essentiel.
Il est vrai que les premières nuits, le crapaud buffle est une pollution sonore importante, mais au bout de la troisième nuit, ce bruit se transforme en un opéra et vous permet de vous endormir sereinement.
Au petit matin, c’est le chamane du village qui vous prépare une tisane de plantes médicinales et accompagne les enfants non pas dans une école en dur car l’école, c’est la nature, pour transmettre la mémoire de son peuple. Il se prend le temps de la transmission orale.
Dans l’entreprise, le don le plus important que l’on puisse faire est de consacrer du temps aux autres et en tant que chamane/manager prendre le temps de l’écoute, de l’échange et de la transmission pour s’enrichir et grandir mutuellement.

MCIR – En quoi cette aventure a-t-elle changé votre vision du monde ?

Pendant mon année sabbatique, j’ai rencontré des communautés d’hommes et de femmes extraordinaires où c’est le social qui détermine l’économique et où c’est l’humain qui est placé au centre des relations. Ce devrait être pareil dans l’entreprise, les lois de l’entreprise doivent être dictées par l’Humain et non par l’économique car ce sont tout simplement les hommes et les femmes qui composent l’entreprise.
Au retour de cette année passée auprès des peuples racines, je ne pouvais plus reprendre mon activité comme avant !
Je manquais cruellement de sens à ce que je faisais et comment je le faisais. Alors, j’ai proposé aux équipes de réfléchir ensemble à une autre façon de vivre l’entreprise, une autre façon de vivre ensemble. Nous nous sommes concertés et avons ensemble décidé de 2 choses :

  • Retrouver du confort au travail à court terme
  • Faire en sorte que chez EDinstitut, le travail devienne à moyen terme synonyme de plaisir

Pour retrouver du confort à court terme, nous nous sommes séparés de 20 % de nos clients qui nous causaient 80 % de nos tracas, nous avons externalisé les tâches qui ne nous apportaient pas d’enthousiasme et nous avons inversé symboliquement un ratio du temps passé des Chargés d’Etudes sur les études pour leur laisser plus de temps d’épanouissement.

Pour cultiver le plaisir au travail, c’est un long chemin qui ne finit jamais. Aujourd’hui, nous cultivons au sein de notre entreprise 5 préceptes inspirés des peuples racines :
1 Ne cherchons pas à motiver, faisons confiance
2 Ne travaillons pas, faisons-nous plaisir sans se prendre au sérieux (accord Toltèque : ne jamais prendre les choses personnellement)
3 Plus les choses s’accélèrent et plus nous devons prendre des temps de respiration
4 Prenons le temps de la concertation collective (proverbe africain seul on va plus vite, ensemble on va plus loin)
5 Donnons du sens à nos actions (la question du Pourquoi n’est pas souvent poser en entreprise, on lui préfère la question du Comment ?)

Et vous allez me demander : mais qu’est-ce qui a concrètement changé dans votre entreprise ? :

TOUT !!!

Mais C’EST D’ABORD MOI : Je suis passé du rôle d’un manager paternaliste à un porteur d’eau et gardien de la vision ! Le changement quel qui soit passe d’abord toujours par soi-même !

MCIR – Pour vous, qu’est-ce qu’une « entreprise libérée » ?

Une entreprise libérée, humaine, apprenante est une entreprise qui place l’humain au centre de ses préoccupations. C’est une entreprise qui fait d’emblée confiance, qui a une vision claire et partagée, adossée à des valeurs partagées par tous. L’autonomie et la responsabilité sont la préoccupation permanente pour favoriser un épanouissement des coéquipiers pour un engagement optimum. C’est une entreprise qui cultive l’écoute bienveillante et qui place les intérêts du collectif avant les intérêts individuels. C’est aussi une entreprise qui recherche l’équanimité : personne n’est supérieur à l’autre…

MCIR – Comment envisagez-vous l’avenir d’EDInstitut ?

Sereinement vers une diversification sur le marché de la Qualité de Vie au Travail avec comme pont la mesure de la Qualité de Vie au Travail grâce à notre méthode RIRA.
Avec aussi, plus d’accompagnement dans tous les compartiments de notre offre d’études marketing et l’intensification de la formation pour transmettre notre savoir en matière d’études de plus de 35 ans.
Nous vivons au sein des organisations un virage managérial important et nous avons à cœur d’accompagner les organisations dans ce nouveau monde plus humain et plus coopératif.

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